Le vocabulaire des vacances!

Publié par Nathalie, le 19 juillet 2017
vocabulaire de vacances

Un sujet tout léger, léger comme un air de vacances (qui commencent demain, yé!) : l’origine de quelques expressions en lien avec les vacances (lien parfois ténu, mais bon! Vous me pardonnerez, c’est l’approche des vacances!)

Pas sorti de l’auberge

D’où peut bien venir cette expression signifiant qu’on n’en a pas fini avec les ennuis? Une auberge, c’est agréable, non? Nous n’y sommes pas prisonniers, nous pouvons en sortir à notre guise. Pour trouver l’explication, il faut remonter au 19e siècle et puiser dans l’argot des voleurs. Pour eux, une auberge signifiait une prison. Après tout, ils y trouvaient gîte et couvert, mais ne pouvaient en sortir comme bon leur semblait.

Tous azimuts

Vous n’avez pas de plan pour les vacances et vous comptez partir tous azimuts? Vous irez donc dans toutes les directions, par différents moyens. Le mot « azimut » vient de l’espagnol « acimut » qui, quant à lui, est issu de l’arabe « az-samt » signifiant « chemin » et « point d’horizon ». Azimut est un terme d’astronomie qui désigne l’angle formé entre le plan vertical d’un astre et le plan méridien du point d’observation.

Plier bagage

Plier une valise? Assurément difficile! À l’époque où cette expression a commencé à être utilisée, soit au 16e siècle, le bagage désignait le contenu c’est-à-dire ce qu’on apportait, et non le contenant. Beaucoup plus facile à plier n’est-ce pas? On disait aussi à l’époque « trousser bagage » qui signifiait charger, attacher, mettre en paquet. Ainsi, plier bagage signifie partir, parfois précipitamment, mais pas nécessairement. Notez qu’au Québec, on dit aussi « paqueter ses p’tits » ou « prendre ses cliques et se claques » lorsque le départ est précipité.

Aux quatre coins

Vous irez aux quatre coins du monde ou du pays? Ou peut-être tout simplement aux quatre coins de votre terrain? Nous pouvons donc dire que vous irez partout, que vous explorerez toute l’étendue d’un lieu. Comment peut-on aller aux quatre coins d’une planète ronde? Voilà une bonne question. Ce serait probablement dû à l’influence des quatre points cardinaux.

Se la couler douce

C’est au 15e siècle qu’on a admis dans le langage qu’il n’y a pas que les liquides qui s’écoulent, mais le temps aussi. « Se la couler douce » est une forme elliptique de « couler une vie douce », une expression utilisée dès le 17e siècle pour signifier qu’on passait du bon temps, sans effort ni souci, comparativement aux périodes de travail où on trimait dur.

Pique-nique

Le pique-nique de l’époque, vers la fin du 17e siècle, consistait en un repas collectif qui pouvait être pris dehors, mais aussi chez des amis ou même dans une auberge. Disons que c’était l’équivalent de nos « potlucks ». Le mot est issu du mariage de « pique » qui signifie « picorer » et « nique » signifiant « un petit rien ». Il s’agit donc de piger un peu dans chacun des plats. Il aura fallu que le mot fasse un détour vers l’anglais sous la forme « picnic » pour qu’il nous revienne avec le sens qu’on lui connaît maintenant soit un « repas pris en groupe à la campagne ».

Manger sur le pouce

Beaucoup de route à faire; peu de temps pour manger. Arrêtons-nous donc pour manger quelque chose sur le pouce. Cette expression associée à la consommation rapide de nourriture a été retracée au début du 19e siècle. Les paysans, ouvriers ou soldats en guerre avaient peu de temps pour manger. Ils avaient donc leur repas dans une gamelle, tenaient un bout de pain dans une main et dans l’autre un couteau avec lequel ils poussaient leur nourriture vers le pain et utilisaient leur pouce pour la tenir en place jusqu’à leur bouche.

Sur ce, je plie bagage et prends la route des vacances où je compte bien me la couler douce. De retour dans deux semaines! Et s’il vous vient des idées de chronique, des questions sur l’origine des mots, la grammaire ou la rédaction en générale, écrivez-moi!

Bonnes vacances!

Source

http://www.expressio.fr